La réduction des Ges fait partie des quatre défis que l’agriculture mondiale doit relever avec la nécessité de nourrir 9 milliards d’hommes, de produire de l’énergie et d’élaborer de nouveaux matériaux. Et les émissions françaises de gaz représentent 20 % de la production totale de la planète, la contribution de l’agriculture sera particulièrement importante.
Six travaux expérimentaux réalisés par l’Inra et l’Ademe, et repris par le centre d’études et de prospective du ministère de l’Agriculture, proposent différents scénarios pour réduire de 10 à 65 % les émissions de Ges par rapport à leur niveau de 2005. Certains d’entre eux s’inscrivent dans la continuité des efforts déjà entrepris tandis que d’autres sont en rupture totale avec les pratiques agricoles actuelles.
Mais comme 74 % de ces gaz sont émis par les sols et par les fermentations entériques (avec du NO2 au pouvoir de réchauffement 298 fois supérieur au CO2), les scénarios présentés reposent d’abord sur l’adoption de pratiques agronomiques adéquates et non pas, comme le laisse entendre l’opinion publique, sur des actions visant à avant tout à maîtriser les déjections animales ou à réduire la consommation d’énergie. Autrement dit, il ne s'agit pas de renoncer à l’emploi de matériels agricoles.
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