Ce projet a été présenté par Ludovic Jézéquel, conseiller en aménagement bocager et agroforesterie à la station expérimentale de Trévarez (Finistère), lors de la biennale F@rm XP, le 30 janvier dernier.
Pourquoi c’est important ?
On prévoit que les déficits hydriques durent au moins trois mois chaque année d’ici 2050. Les éleveurs ont besoin d’un panel de solutions pour faire face à cette évolution. L’agroforesterie intraparcellaire pourrait en faire partie.
Quelles actions concrètes ?
- Il y a un an, la station de Trévarez a implanté 1,2 ha d’arbres dans une parcelle de 3 ha.
- Il s’agit de créer une sorte de prairie - verger, à ceci près que dans ce cas, ce ne sont pas forcément des essences fruitières qui ont été utilisées.
- Des essences forestières comestibles par les animaux ont été implantées dans cet essai.
Quels objectifs ?
- Créer une parcelle de démonstration technologique qui réponde, sur une longue durée, aux interrogations des éleveurs, des enseignants et des futurs agriculteurs sur ce sujet.
- Etudier, sur cette parcelle, les successions culturales, le comportement de la prairie temporaire, l’évolution de la biodiversité spécifique à ce type de culture…
- Créer des références en Bretagne sur un sujet qui en a déjà dans d’autres régions. Proposer des pistes aux élevages pour améliorer la résilience de leur système fourrager en période sèche.
Quelles questions se posent ?
- Quelles essences d’arbres sont compatibles à long terme avec les scénarios d’évolution climatique ?
- Comment faire cohabiter de jeunes arbres avec des gros bovins, surtout dans les premières années ?
Les premières réponses
- Les essences d’arbres implantées ont été choisies avec l’aide du site ClimEssences, proposés par le RMT Aforce. Cet outil d’aide à la décision permet de choisir le type d’arbres à implanter dans le contexte du changement climatique.
- Les critères : déterminer quelles essences pourraient se comporter favorablement en fonction des scénarios d’évolution du climat. Certaines espèces plutôt méridionales sont testées : mûrier blanc, alisier torminal…
- Différents dispositifs sont actuellement à l'essai pour les protéger des bovins : cage grillagée, gaine…
Quelles suites ?
La parcelle a été mise en culture pour deux ans et sera ensuite remise en pâture.
Les premiers résultats probants seront disponibles dans dix ans et les résultats définitifs dans 15 ans.
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