Cette année, mon associé et moi faisons pâturer nos vaches de façon plus intensive. Le groupe Bel nous accorde une prime de 20 €/1000 l si elles pâturent chacune au moins 10 ares six heures par jour durant cent vingt jours. Ce n’est pas l’unique raison. Nous voulons vraiment tirer un avantage économique du pâturage. Ces dix dernières années, elles consommaient 1 à 2 kg de MS et le reste de la ration était distribué. Elles sont passées à 6 kg de MS. Nous avons investi dans un système de clôtures mobiles pour des paddocks d’une journée. Elles pâturent de 8 h 30 à 16 h 30 sur 0,7 à 0,9 ha. Réussir le pâturage est l’une des choses les plus difficiles pour un éleveur laitier. Planifier est essentiel. Afin de toujours proposer une herbe de qualité, chaque parcelle est pâturée deux fois puis fauchée, ce qui revient à faucher chaque semaine. Le pâturage est complété d’une ration à 50 % de maïs-ensilage et 50 % d’ensilage d’herbe, et des concentrés au Dac. Cet été, nous visons un coût alimentaire “vaches” de 60 €/1000 l et sur l’année de 70 €. »
« Tirer un vrai avantage du pâturage »
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