Les négociations autour de l’élaboration d’un contrat-cadre se poursuivent entre Lactalis et les organisations de producteurs livrant l’industriel.
Avec l’Unell, le géant lavallois a d’ores et déjà accepté le principe d’intégrer au contrat une nouvelle formule de prix reflétant l’évolution des marchés composant son mix-produit : 50 % de PGC France, 20 % d’export et 30 % de produits industriels.
Pour compléter cette formule, l’intégration des coûts de production est désormais à l’ordre du jour, conformément au projet de loi issu des États généraux de l’alimentation (EGA). Mais celui-ci ne sera pas inscrit dans la loi avant la fin du premier semestre. Il y a donc un risque d’accélération des négociations pour signer des contrats sans coût de production. « L’entreprise n’est pas fermée à la discussion et l’Unell ne signera pas de contrat sans y faire référence », assure Claude Bonnet, son président. Sa proposition : appliquer sur la seule part des PGC France du groupe un prix seuil minimum qui correspond au prix de revient moyen (total charges – produit viande et aides), calculé selon la méthode de l’Institut de l’élevage. L’enjeu est de taille puisque le résultat des négociations menées par la principale association d’OP verticales pourrait servir de référence et s’appliquer à tous. Or, l’Organisation de producteurs transversale FMB Grand Ouest la juge trop réductrice : elle négocie une formule de prix composée pour 50 % du mix-produit global de l’entreprise et pour 50 % des coûts de production réels, calculés sur la base de l’indice Milc, un indicateur de marge directement dérivé de l’Ipampa.
Gestion mutualisée des volumes par l’OP : ça coince
L’OPLGO, quant à elle, entend garder la confidentialité sur la formule négociée et exclut l’idée d’une mutualisation des volumes au sein de l’OP. « C’est un sujet sensible », admet le président de L’Unell qui laisse à chaque OP adhérente le soin de négocier localement. Mais pour FMB, c’est, avec le mandat de facturation, un élément essentiel des négociations engagées avec toutes les laiteries en vue d’une réappropriation des volumes par les éleveurs : « Savencia a accepté le principe, mais avec Lactalis, ça bloque », indique le vice-président de l’EMB, Denis Jehannin.
Dans la dernière ligne droite, le président de l’Unell lance un appel à la concertation à FMB et à l’OPLGO.
Jérôme Pezon
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