« Comme lors du premier confinement, les mesures de restriction ont eu des effets sur le marché de la viande bovine », rappelle Baptise Buczinski, chef de projet conjoncture viande du service "Economie des filières" à l'Institut de l'élevage. Ainsi, les importations ont chuté de - 14 %, et les exportations sont en baisse de - 9 %. Sur 10 mois, les importations enregistrent ainsi un repli de - 15 %, tandis que les exportations ont mieux résisté, avec une diminution de - 4 %.
Le premier confinement, qui allait de pair avec des mesures de restrictions importantes vis-à-vis de la restauration hors domicile, a été marqué par un recul important de la consommation de viande bovine. Sur 10 mois, il s'élève à - 2 %, en revanche la consommation de viande bovine d’origine française a progressé de 2 % sur la même période, « en lien avec la réorientation des flux de consommation depuis la RHD vers la consommation de détail, où l’on achète plus de viande bovine française », précise Baptiste Buczinski. Cette tendance semble également observée pour le deuxième confinement.
Une dynamique qui soutient le cours des vaches
Cette renationalisation de la consommation de viande bovine a donc eu pour effet de soutenir les cours des vaches depuis le premier confinement, jusqu’à aujourd’hui. Ainsi, la vache U cotait 4,56 €/kg de carcasse début décembre (+ 6 % par rapport à 2019 et + 1 % par rapport à 2018) et la vache R, 3,96 €/kg, soit 6 % de plus qu’en 2019 et 2018.
La vache P, soutenue par la hausse des achats de viande hachée, affichait également des cours plus élevés que les autres années, avec 2,76 €/kg au début du mois, soit + 8 % par rapport à 2019 et + 5 % par rapport à 2018. Seule la vache O ne bénéficie pas de cette tendance positive, à 2,99 €/kg, des cours similaires à ceux de 2019 et en légère baisse (- 2 %) par rapport à 2018.
Frémissement insuffisant pour les cours des JB
En revanche, la situation ne s’améliore pas réellement pour les cours des JB, malgré l’amorce d’un rebond saisonnier, léger en raison du contexte incertain. En un mois, le JB U a repris 1 centime, le JB R 4 centimes et le JB O 3 centimes, pour des cotation qui atteignaient fin novembre 3,78 €/kg de carcasse pour le JB U (- 6 % /2019 et - 5 % /2018), 3,64 €/ kg pour le JB R (- 5% /2019 et - 4% /2018), 3,20 €/kg pour le JB O (- 1 % par rapport à 2019 et - 4 % par rapport à 2018). Néanmoins, les hausses d’effectifs accumulés au printemps lors du premier confinement continuent de se réduire.
Banette, la Prim’Holstein qui a produit 184 909 litres de lait en 14 lactations
« On ne peut pas garantir que la viande importée du Mercosur soit sans hormones »
Des Aubracs qui font des kilomètres pour pâturer et entretenir le territoire
Jules et Apolline, installés hors cadre familial : « Sans Terre de liens, ça n’aurait pas été possible »
Prix des engrais : la tendance « clairement orientée à la hausse »
Décision de l'UE sur le Mercosur : au Salon de l'agriculture, on crie à la « trahison »
La guerre au Moyen-Orient tend les prix des engrais azotés en Europe
Guerre en Iran : hausse du gaz, du pétrole et des engrais, quels impacts pour l’agriculture ?
Chez Sébastien Renier, « avoir assez de fourrage pour 155 vêlages, c'est un vrai stress »
Épizooties et décapitalisation : 315 000 veaux manquent à l’appel