« En cohérence avec un changement de système de production, de plus en plus d'éleveurs nous contactent pour introduire la Normande dans leurs troupeaux », affirme Pascal Orvain, président de l'OS Normande, au Space où la race Normande était à l'honneur.
Dans ce cas, il les dirige vers l'outil Simunor qui analyse le système fourrager, la place en bâtiment et la conduite du troupeau, avec notamment la stratégie de renouvellement et de sélection.
20 % des élevages laitiers bio sont en Normandes.
Dans certaines zones, la demande vient des transformateurs sous signes de qualité. « Quand ce sont les éleveurs eux-mêmes qui font le choix, c'est en général parce qu'ils se tournent vers des
systèmes plus pâturants et autonomes. Et c'est dans ces systèmes que la Normande exprime le mieux son potentiel. »
Une plus-value sur les taux et sur la viande
« De par sa richesse du lait déjà, la Normande assure une plus-value d'environ 30 €/1000 l. On a aussi le produit viande associé, via la valorisation des vaches de réforme, qui peut apporter 30 à 40 €/1000 l en plus. On a des élevages normands qui affichent une moyenne de 80-90 €/1000 l de produit viande », cite le président.
Pour normandiser son troupeau, Pascal Orvain recommande l'achat d'animaux. « On peut aussi réaliser du croisement par absorption, c'est moins d'investissement à court terme, mais c'est plus long pour arriver jusqu'aux animaux de race pure. Autre possibilité : acheter des embryons pour développer en interne et ainsi limiter les risques sanitaires. »
Retrouvez l'interview complète de Pascal Orvain au Space :
https://www.dailymotion.com/video/x91v6q8
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