Les éleveurs du département du Jura ont choisi, fin 2017, un chemin original. Ils ont regroupé sous la même entité, baptisée Eva Jura, les activités de contrôle de performances et de conseils en élevage, de prévention sanitaire, d’insémination artificielle et de sélection bovine. Cela s’est principalement fait en associant les deux organismes qu’étaient Jura Conseil Élevage et la coopérative d’IA, porteuse du schéma de sélection montbéliard, Jura-Bétail.
436 000 € de déficit sur 2018-2019
Si le premier exercice 2018-2019 accuse un déficit de 436 000 € sur un chiffre d’affaires de 9,30 M€, la situation d’Eva Jura reste saine. Et ses responsables sereins. Le déficit a été digéré en prenant sur les réserves et en ramenant les disponibilités à 2,84 M€. Le groupe jouit en effet d’une solidité financière évidente, avec près de 62 % de capitaux propres sur 7,76 M€ de total du passif à son bilan.
Pour autant, Eva Jura entend retrouver rapidement des comptes à l’équilibre. Pour cela, un certain nombre de mesures ont été actées. Mais pas question de toucher au personnel (90 ETP), car l’activité est bel et bien là, et Eva Jura veut garder une vraie présence sur le terrain.
Génotypage : le tarif passe de 26 à 30 €
En revanche, le schéma de sélection va réduire un peu sa voilure. « Nous pesons moins de 15 % des effectifs de femelles montbéliardes, mais plus d’un tiers de la sélection, explique Nicolas Perrodin, président d’Eva Jura. Nous diffusons actuellement 40 nouveaux géniteurs chaque année et proposons une cinquantaine de taureaux dans notre catalogue. Je ne pense pas qu’en offrir dix de moins pénalisera les élevages. »
Eva Jura va aussi revoir son tarif de génotypage, très concurrentiel, proposé jusqu’ici à 26 € alors que le coût de revient est de l’ordre de 30 €. C’est ce dernier prix qu’il faudra dorénavant payer, et sans réduction, selon le nombre de génotypages réalisés. Avec 10 000 génotypages par an, l’économie sera substantielle.
Autre levier pour retrouver l’équilibre : l’insémination artificielle. Si le coût de la mise en place est inchangé, celui des doses a augmenté au 1er janvier 2019 – mais au maximum de 2 € par IAP.
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