La France ne compte que 400 unités de méthanisation agricole en fonctionnement. Bien loin des milliers d’unités que dénombrent nos voisins allemands et des 1 000 installations qu’ambitionne le plan « Énergie méthanisation autonomie azote » à l’horizon 2020.
« Afin d’accélérer le rythme d’installation des méthaniseurs agricoles, le ministère de l’agriculture dote un fonds de garantie publique, permettant à Bpifrance de distribuer un prêt sans garantie, destiné aux exploitants agricoles, qui, seuls ou en groupe, investissent dans une installation de méthanisation agricole. »
Ce prêt sans garantie pourra être d’un montant compris entre 100 000 € et 500 000 €. « Il vise à faciliter le bouclage des tours de table financiers en prenant notamment en charge les études, et une part du solde des investissements et besoins en fonds de roulement nécessaires au démarrage du projet, sans prise de garantie sur l’entreprise, ni caution personnelle du dirigeant », précise le ministère. « Il sera proposé sur une durée de 12 ans maximum, avec un différé d’amortissement en capital jusqu’à 2 ans. »
« Les porteurs de projets sont invités à se rapprocher des directions régionales de l'agriculture et de la forêt (Draaf) et du réseau de Bpifrance en régions. »
La création du prêt méthanisation agricole s’inscrit dans le volet agricole du grand plan d’investissement.
« Cette offre de prêts sans garantie sera une incitation forte au développement de nouveaux projets de méthanisation agricole. Cette garantie publique facilitera le financement des projets portés par des agriculteurs pour lesquels l’installation d’un méthaniseur représente un investissement important », a commenté le ministre de l’agriculture Didier Guillaume.
Chez Sébastien Renier, « avoir assez de fourrage pour 155 vêlages, c'est un vrai stress »
L’usine de tracteurs Claas du Mans dévoile ses secrets en photos
Pourquoi les Allemands ont-ils un meilleur prix du lait ?
Laisser le couple mère/veau laitier ensemble la première semaine : ça a du bon !
« L'exode agricole féminin est-il terminé ? »
Décision de l'UE sur le Mercosur : au Salon de l'agriculture, on crie à la « trahison »
La guerre au Moyen-Orient tend les prix des engrais azotés en Europe
Chez Matthieu Carpentier, le silo libre-service va fêter ses 50 ans
De 600 000 à 2,3 millions de litres de lait livrés : le Gaec des Bohons mise sur la robotisation
Robot de traite : « le prix d’achat ne représente que 30 % du coût total d’utilisation »