Avec 50 vêlages, Lise Cappe a opté pour le godet désileur afin de rendre l’alimentation des bovins moins physique. Seul bémol, le godet désileur simple ne mélange pas la ration. L’éleveuse procède donc par étape pour la distribution du concentré.
Avec une cinquantaine de Limousines en système naisseur, Lise Cappe voulait en finir avec les seaux tout en misant sur un matériel bon marché. L’agricultrice a donc fait le choix d’un godet désileur. « Cela permet de limiter le travail manuel au moment de la distribution, mais comme le godet ne mélange pas, je fais ma ration en deux étapes », explique l’agricultrice.
Je fais un pré-mélange en passant l’aliment dans la vis désileuse.
Elle charge pulpe, granulés et correcteur azoté dans le godet qu’elle vide ensuite via la vis désileuse sur une plateforme béton. « Ça n’est pas optimal, mais cela permet de mélanger grossièrement l’ensemble » explique l’éleveuse, qui reprend ensuite son mélange de concentré pour le distribuer aux vaches, avec un godet d’une capacité de 1,5 t.



Pour la distribution, Lise peut compter sur un système de pesée statique. « Ça permet d’avoir des données à condition de s’arrêter pendant la distribution. J’ai mes habitudes, je pèse toujours aux mêmes endroits et j’ajuste à l’œil. »
L’agricultrice est satisfaite de son système de distribution, proposé par Émily. « Une fois, nous avons eu un problème avec un serre clip de l’axe qui fait couler la pulpe, mais sur 10 ans d’utilisation, c’est anecdotique. » Du reste, ce mode de distribution est un compromis entre temps de travail et charges de mécanisation : « le delta de prix est de l’ordre de 50 % entre un godet désileur-mélangeur et un godet désileur simple. C’est aussi souvent un petit peu moins lourd pour le télescopique. On est sur une autre démarche, avec des systèmes moins onéreux, mais un peu plus chronophages », estime Matthieu Daulle, conseiller indépendant en agroéquipement.

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