Le pic de la collecte européenne est passé et il a été sérieusement écrêté par une météo printanière peu favorable, mais aussi par des arrêts de production. Il y a donc moins de lait sur le continent. En parallèle, la demande mondiale se réveille sur la poudre de lait écrémée, les fromages et le lactosérum. Sur les trois premiers mois de 2017, les importations chinoises de poudre 0 % ont progressé de 3 %. L’Algérie a aussi beaucoup acheté début 2017 (+ 39 % pour la poudre 0 %). L’UE a profité de ces opportunités, avec des exportations en hausse sur mars. Dans ce contexte offre/demande plus favorable, la cotation de la poudre 0 % repart à la hausse et devrait retrouver son niveau de décembre 2016, à plus de 2 000 €/t. Peu d’espoir cependant, avec les stocks d’intervention colossaux, de voir une envolée à 3 000 €/t comme en 2013. Tout dépendra aussi de l’attitude de la Commission qui, pour l’instant, assure ne pas vouloir brader cette poudre « ancienne » à moins de 2 150 €. Quant au beurre, sa cotation bat des records chaque semaine. Il s’agit d’un marché de pénurie et la hausse se poursuivra (la cotation allemande atteint 5 500 €/t). Si la demande mondiale en protéine reste sur cette tendance, nous pouvons donc être optimistes jusqu’en septembre.
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