Les fondamentaux du marché ne bougent pas : une ressource en lait limitée associée à une demande toujours forte d’ingrédients laitiers. Et les cotations du beurre et de la poudre continuent leur ascension : + 230 € depuis janvier pour la poudre 0 % à 3 650 €/t, un niveau jamais atteint ; + 280 €/t à 6 455 €/t pour le beurre, là aussi un sommet. Cette flambée des cours devrait tenir au moins jusqu’à l’automne, voire progresser encore. Sur le marché mondial, la baisse de la collecte en Nouvelle-Zélande, au pic de sa production (-5 %), a été un signal fort. Dans l’hémisphère Nord, la hausse du prix du lait, désormais bien ancrée, pourrait avoir un effet booster sur la collecte du printemps. Mais toutes les prévisions annoncent une croissance modeste en 2022 : + 0,5 % en Europe, + 0,8 % aux États-Unis. Même à ces niveaux de prix, les acheteurs sont présents. La Chine toujours en tête, mais aussi les pays pétroliers qui, actuellement, n’ont pas de soucis de trésorerie. Les contrats se signent pour le deuxième trimestre, voire au-delà. Pour autant, tous les transformateurs ne profitent pas de cette conjoncture internationale très favorable. En France, nous sommes structurellement déficitaires en beurre et les mix-produits sont souvent orientés sur les PGC avec des négociations toujours très tendues avec la distribution.
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