Je suis dans une situation paradoxale. Mon prix du lait 2017 flirte avec les 400 €/1000 l et continue sur cette tendance. Les fourrages sont de bonne qualité mais à cause des quotas phosphate, j’ai 25 logettes libres. La révélation, mi-février, d’une fraude à la déclaration des naissances est un nouveau coup dur. Il a été demandé à plus de deux mille éleveurs de régulariser leur situation. En fait, dans la plupart des cas, ils ont oublié de déclarer le veau mort-né. Il semble qu’un petit groupe ait fraudé. L’exemple donné concerne la déclaration des jumeaux. L’une des génisses reste génisse sur le papier mais, en réalité, elle est entrée en production. L’éleveur a pu produire plus de lait. L’État va punir ces fraudeurs. Ils devront payer des pénalités phosphate en plus et seront privés de leurs aides Pac. Je suis choqué. Ils nuisent à l’image des éleveurs laitiers. Leurs fraudes sont à nos dépens. Nous avons réformé des vaches pour le plan phosphate ou payé des pénalités.
« La fraude aux jumeaux nuit à l’image des éleveurs laitiers »
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