L'Union européenne compte distribuer ces aides par période de trois mois, la première courant d'octobre à décembre, a précisé une source à la Commission.
La compensation reviendra à payer 14 centimes le kilo de lait non produit. A titre de comparaison, les producteurs français estiment qu'un prix de 30 centimes par kilo produit permettrait de couvrir leurs frais.
jusqu'au 21 septembre pour déposer son dossier
Les producteurs intéressés par ce plan pourront faire leur demande pour une quantité minimale de 1.500 kilos de lait produit, et l'aide sera limitée à 50% de la quantité minimale de lait livrée par rapport à la même période un an plus tôt. Ils ont jusqu'au 21 septembre pour déposer un dossier.
Les Etats membres seront chargés du recueil des demandes d'aides, ainsi que des contrôles. A eux de décider, par ailleurs, si ces demandes doivent être déposées par des organisation de producteurs reconnues ou des coopératives.
La distribution des aides continuera par période de trois mois, la suivante commençant en novembre, puis décembre, etc, jusqu'à épuisement des 150 millions d'euros.
jusqu'à épuisement des 150 millions d'euros
« Je suis confiant que cette mesure pourra contribuer de manière significative à améliorer la confiance sur les marchés et que cela entraînera une hausse des prix pour les producteurs laitiers européens », a assuré Phil Hogan, cité dans un communiqué, sur ce plan d'aide ciblé.
Le versement de ces 150 millions d'euros avait été annoncé lors d'un conseil des ministres de l'agriculture le 18 juillet à Bruxelles, dans le cadre d'un plan d'aide général au secteur agricole en crise de 500 millions d'euros. Les 350 millions d'euros restants sont répartis par enveloppes nationales, que les Etats membres pourront dépenser jusqu'au 30 septembre 2017.
Comme annoncé précédemment, cette somme pourra aussi être dirigée vers d'autres secteurs agricoles en difficulté. Mais elle pourra aussi être utilisée pour compléter les compensations de réduction de la production de lait.
Selon la Commission, ces aides doivent «soutenir notamment les petites exploitations et les éleveurs engagés dans des actions contribuant à la pérennité des exploitations et à la stabilisation du marché ».
stockage privé de poudre
Par ailleurs, lors d'une réunion technique, les experts des Etats membres ont notamment approuvé la prolongation de l'intervention publique et du stockage privé pour le lait en poudre qui devaient expirer fin septembre, ainsi que la prolongation pour six mois (jusqu'en avril) de l'autorisation d'établir des accords volontaires pour maîtriser la production laitière (dit article 222).
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