C’est une marque quasi centenaire du machinisme à la française qui s’éteint. Il n’est déjà plus possible de passer commande, les dernières livraisons sont assurées jusqu’au 29 mars 2024 et, à partir de cette date, Manip’ cessera officiellement son activité.
Les commentaires élogieux publiés sur les réseaux sociaux depuis l’annonce de la fin de la marque prouvent l’attachement des clients à ce constructeur né en 1926 à Coulonges-Thouarsais (Deux-Sèvres). La petite société de réparation de matériel agricole s’était lancée en 1950 dans la fabrication de machines et de boulons.
Au fil de rachats successifs, Manip’ était tombé dans l’escarcelle de Mailleux SAS en 2010, autre illustre nom du machinisme hexagonal. Les deux entités ont fusionné en 2020 pour devenir M-Extend.
En perte de vitesse depuis « quelques temps »
« C’est avec émotion que nous avons pris la décision de cesser la commercialisation de la marque Manip’. Cette décision a été guidée par la nécessité de garantir la pérennité de notre entreprise, Manip’ ne rencontrant plus son marché depuis quelques temps », explique-t-on chez M-Extend.
La prise en garantie du matériel Manip’ et les commandes de pièces détachées seront toujours assurées par M-Extend « dans le respect de notre engagement d’accompagnement des produits en service ».
Le site de Loudun (Vienne), où étaient fabriqués les produits Manip’, et les emplois concernés ne sont pas menacés. Au contraire : « depuis 2022, Loudun est devenu notre site d’excellence pour la production de nos chargeurs compacts de marque MX. Et il est destiné à recevoir de nouveaux projets industriels et reste résolument tourné vers l’avenir », assure-t-on chez M-Extend, qui a présenté il y a peu, via sa filiale ManuRob, le Loadix, un robot de chargement destiné à la méthanisation.
De 600 000 à 2,3 millions de litres de lait livrés : le Gaec des Bohons mise sur la robotisation
Chez Alexandre, « le prix d’achat du robot de traite ne représente que 50 % du coût total d’utilisation »
L’usine de tracteurs Claas du Mans dévoile ses secrets en photos
Chez Sébastien Renier, « avoir assez de fourrage pour 155 vêlages, c'est un vrai stress »
Biolait prévoit un déclassement de 10 % à 15 % en 2026
Décision de l'UE sur le Mercosur : au Salon de l'agriculture, on crie à la « trahison »
Chez Matthieu Carpentier, le silo libre-service va fêter ses 50 ans
Les industriels privés demandent l’aide des producteurs
Dans l’Est, dix producteurs rebondissent chez Delin
Négociations commerciales : les entreprises des viandes entre le marteau et l’enclume