Principal pilier des rations de vaches laitières depuis des décennies, on pouvait penser tout savoir sur le maïs fourrage, de sa culture à sa valorisation par les animaux. Mais il y a trois ans, un célèbre constructeur d’ensileuse a proposé une autre façon d’ensiler le maïs. Une nouvelle génération d’éclateurs est capable de pulvériser les grains pour obtenir un fourrage à brins longs plus digestible. L’ensilage parfait. Pile poil ce qu’attendaient les nutritionnistes, curieusement moins entendus que les constructeurs de machines sur ce sujet. Mais les zootechniciens ont repris la main et ils précisent aujourd’hui l’enjeu de l’éclatement des grains et de l’effet des brins longs. Leur avis est plus nuancé. Prudence aussi face aux nombreuses allégations qui accompagnent les arguments commerciaux des semenciers. Certaines relèvent, effectivement, d’une qualité propre à la variété, d’autres d’une démarche purement marketing.
Du maïs en dérobée pour étaler les dates de floraison
Les choix sont plus limités pour protéger la culture du maïs des adventices et des ravageurs. Des matières actives ont disparu, d’autres sont menacées. Raison de plus pour être rigoureux dans l’usage de celles qui restent disponibles.
Avec le maïs, les éleveurs recherchent davantage d’autonomie : sur la protéine, mais aussi en sécurisant les stocks dans un contexte de réchauffement climatique. Des pistes existent, elles ne sont pas toutes économiquement rentables, mais l’exemple d’une dérobée estivale avec des variétés de maïs ultra-précoces pour étaler les dates de floraison est assez séduisant.
Dominique Grémy
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