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Paroles de lecteursPrairies pharmacies : mieux vaut prévenir que guérir

Quelques lecteurs de Web-agri mettent en avant les bienfaits, pour les vaches, des plantes à valeur santé dans les pâtures, tant sur le plan sanitaire que nutritionnel. Mais bien plus semblent ne pas croire aux vertus préventives et curatives de ces prairies pharmacies.

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« Il y a de moins en moins de prairies permanentes, alors on peut enrichir celles qui sont temporaires avec des plantes », estime Nelly Stoquert. (©Terre-net Média)

« Au printemps, je trouve toujours étonnant l'appétit pour le gaillet des vaches laitières au pâturage », fait remarquer Chris sous l'article.

« Top au niveau sanitaire et nutritionnel »

Sur Facebook, Nelly Stoquert remercie Pauline Wohrlé, responsable de l'agriculture biologique chez Eilyps (partenaire du projet d'expérimentation Casdar sur l'implantation de plantes à valeur santé dans les pâtures des vaches laitières). « Grâce à votre formation, j'ai fait un inventaire de la flore de mes pairies naturelles et bien qu'ayant déjà des haies dans les pâtures, j'ai planté des noisetiers pour qu'ils soient consommés par mes animaux. Le résultat est top tant au niveau santé animale qu'en termes d'apports avec un fourrage tardif à grande valeur nutritionnelle et résilient. Vous avez confirmé mes intuitions et mes observations notamment concernant la gestion du parasitisme au pâturage. »

Une bonne gestion du parasitisme au pâturage.

« Les vaches savent quelles plantes manger »

Loïc Jeannin n'est pas du tout d'accord : « Dans les prairies naturelles, pas celles où de l'herbe a été semée, les vaches savent d'instinct quelles plantes manger et pourquoi. C'est un reportage pour bobos. Quand on connaît bien les bêtes, on le sait ! »

Isabelle Pain est du même avis : « Là, je me marre !! Ces plantes sont naturellement présentes sur nos prairies permanentes ! Arrêtez d'ouvrir des portes ouvertes ! Que d'énergie dépensée pour rien... (...) »

Ces espèces sont naturellement présentes.

Nelly Stoquert rétorque : « oui mais il y a de moins en moins de prairies permanentes. On peut aussi enrichir les prairies temporaires avec des plantes. »

Isabelle Pain, visiblement peu convaincue, réplique non sans ironie : « Effectivement avec du RGI, RGA ou encore du maïs... »

« Laissez les prairies naturelles tranquilles ! »

« Laissez donc les prairies naturelles tranquilles. Chaque fois que l'homme intervient... (...) », tranche Loïc Jeannin.

Aucune modification des pâtures, avec les haies nourricières comme médicinales...

« Pourquoi serait-il défendu de créer des haies nourricières ou médicinales ?, demande Nelly Stoquert à Loïc Jeannin. Ça ne modifie en rien les prairies elles-mêmes. J'ai 30 ha de prairies naturelles en zone sensible et depuis des années, elles sont toujours aussi riches en biodiversité, de la faune comme de la flore, avec des espèces classées. Tout est question de bon sens. »

« Le mieux, ce sont les chardons... »

« Cela fait sourire » Isabelle Pain« Il y a deux ans avec les sécheresses successives, je regardais avec tristesse l'herbe se faire bouffer par des sauterelles, et j'avais l'impression qu'il ne restait plus que les fameuses plantes décrites dans l'essai mis en place dans ce lycée agricole. Et je les pensais "mauvaises"... Je vais mettre un gros cœur sur la publication ! », explique-t-elle, toujours ironique ?

Yann Roussel poursuit sur le même ton : « Oh le beau maïs dans la parcelle à côté ! »

« Le mieux, ce sont les chardons !! », lance encore Benjamin Ducastel à @Vivien Poquérusse.

Ils sont bien plus simples à implanter !

« Tu as raison, ils sont quand même bien plus simples à implanter !! », renchérit Vivien Poquérusse.

« En plus, c’est une espèce protégée en montagne !!! », enchaîne Benjamin Ducastel.

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