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Paroles de lecteursUne meilleure paille à la récolte ? Faudrait déjà pouvoir moissonner !

 « Maturité, humidité et rendement : déjà trois paramètres physiologiques avant de parler technique pour améliorer la qualité de la paille à la récolte », explique Nicola Melis. (©ETA Nicolas // Création Terre-net Média)
« Maturité, humidité et rendement : déjà trois paramètres physiologiques avant de parler technique pour améliorer la qualité de la paille à la récolte », explique Nicola Melis. (©ETA Nicolas // Création Terre-net Média)

Optimiser les réglages de la machine, battre de nuit, récupérer les menues pailles... Comment améliorer la quantité et qualité de la paille récoltée ? Inutile de se poser cette question selon les lecteurs de Web-agri quand, à la mi-juillet, la pluie entrave les moissons dans de nombreuses régions ! Chacun y va pourtant de son conseil...

« La paille est un facteur à prendre en compte quand on achète une moissonneuse, estime Modulocarré. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle j'ai acheté une NH 1540 au lieu d'une CR 10.90. »

Rien ne vaut une bonne vieille moissonneuse.

« Comme quoi rien de mieux qu'une bonne vieille 8080. La paille est si belle avec ces machines que mes vaches ne bousent plus dedans ! », plaisante Didou.

La qualité de la paille, qui s'en soucie ?

Pour Total64, « aujourd'hui, lorsque les ETA achètent leurs machines, elles sont bien loin de se soucier de la qualité de la paille... Les constructeurs font la course au toujours plus gros, plus vite, avec plus de rendement ! Sans parti pris pour une marque, quand on voit les dernières moiss'batt qui sortent, ce sont plus des broyeurs à paille qu'autre chose. L’idéal est d'avoir, sous le hangar, une bonne vieille moissonneuse conventionnelle de 20 ans d'âge, elle vous fera peut-être de la jolie paille ».

La course au toujours plus gros, plus vite et plus de rendement...

Et sur Facebook, parmi plus de 60 réactions :

« Avec une machine à rotors, les andains sont tassés mais la quantité de paille est bien là, autant qu'avec un engin à secoueurs, juge Jean-Marc Le Goff.

« De toute façon, les moiss'batt ne mangent pas la paille ! », lance Jean-Luc Le Put.

Les moiss'batt ne mangent pas la paille !

« Tout dépend des machines, rétorque Victorien Moncondhuy. La meilleure en termes d'avancement et de paille : c'est la Claas ! »

Peu importe la marque de la batteuse

Selon Alain Chauvineau, « les préconisations des constructeurs pour le réglage des batteuses ne sont pas faites par hasard ! Une jolie théorie, mais la faisabilité au champ reste bien loin de celle des articles de presse ! »

« Rien ne vaut l'œil d'un vrai "batteux", renchérit Nicola Melis. La récolte impose souvent de s'adapter aux conditions : maturité, humidité et rendement, déjà trois paramètres physiologiques avant de parler technique, objectifs et prix ! Néanmoins, je suis évidement flatté que l'article soit illustré avec des machines Agco, même si on s'en fout... »

S'adapter aux conditions.

Alain Chauvineau, s'adressant à @Nicola Melis : « Il aurait été bien évidemment impossible d'y mettre la photo d'une Claas ! »

« Les machines continueront à évoluer vers plus de débit, au détriment de la qualité de paille, tant que les acheteurs ne se plaignent pas de cette dernière. Aujourd'hui, plus un agri ne demande quelle est la batteuse qui a moissonné. Avant, c'était la première question... », témoigne Jean Agreil.

À secoueurs ou rotors ?

Ludo Ferre est pro « machines à secoueurs ».

Julien Godart confirme : « Semez du blé Chevignon, moissonnez avec des secoueurs et tout ira bien ! Faut arrêter d'utiliser des engins à rotors !! »

Pas de grain, pas de paille !

« Souvent paille et grains sont liés. Si t'as pas de grain, tu n'auras jamais grand paille ! », résume Louis Borgoo.

« Tout ça pour passer la paille dans le bol ou la botteler avec le cropcuter ! », lâche Joachim Lebellois.

Eric Letinois est d'accord avec lui : « La paille est un sous-produit de l'agriculture, elle est broyée dans des pailleuses, alors aucun intérêt de chercher à améliorer sa qualité ! »

Richard Renting préconise « de couper la paille un peu plus court car les bottes se font plus rapidement et en contiennent plus, d'où moins de tours à faire ». Il poursuit : « Je vois pas trop le soucis. Perso, peu importe les machines, le tonnage de paille par hectare est toujours à peu près le même. Après, en fonction de la batteuse et de la presse, le nombre de bottes varie. Le tonnage, lui, très peu. »

Pourquoi pas plutôt broyer la paille ?

Nicolas Beghin recommande de « battre le soir » pour améliorer la qualité de la paille.

Et même « la nuit », ajoute Mik le Berre.

Ou encore « diminuer la vitesse du batteur la journée », suggère Romain Le Thomas. Mais selon la taille de la coupe, ce n'est pas toujours facile à faire... »

Autre idée de Philippe Leneveux : utiliser un « broyeur ».

« Surtout cette année ... », enchaîne Joël Menetrier.

Surtout cette année... Déjà moissonnons avant d'améliorer la paille !

Philippe Leneveux, à @Joël Menetrier : « Oui, t'inquiète. Foin pas fait et moisson qui commencera seulement quand les beaux jours reviendront. Je ne vais pas m'amuser avec la paille ! »

« Les éleveurs en ont besoin », rappelle Olivier Laurent à @Philippe Leneveux.

« Moi aussi je suis éleveur, mais là je vais pas trop m'ennuyer avec ça ! », répond Philippe Leneveux.

« Avec cette année si particulière, l'article le plus adapté serait en effet : comment moissonner sous la pluie !!!, enchaîne Joseph LW.

Journaliste installation/transmission des exploitations

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