Si les lecteurs de Web-agri reconnaissent certains bienfaits de l'agroforesterie (les arbres font notamment de l'ombre aux animaux et aux cultures et coupent le vent), cette pratique montre, selon eux, ses limites en cas de sécheresse, « les arbres pompant l'eau de la culture ».
Jean 41 :« Très intelligent l'agroforesterie, les éleveurs ont tout à y gagner. Bon courage ! »
« Les agriculteurs ont tout à y gagner »
malik1999 :« Bonjour, je suis agriculteur en Algérie et je pratique l'agroforesterie depuis longtemps. Il y a beaucoup de bénéfices à long terme, c'est clair et on en retire une grande satisfaction personnelle. Les vaches en profitent, été comme hiver, car notre plantation s'est presque transformée en petite forêt (35 ha). Nous luttons par contre comme le surpâturage et la présence de voisins indélicats ou de citadins qui ne respectent rien. Nous avons observé le retour de la faune disparue, même des gazelles. Par contre, nous sommes obligés d'arroser, en été, les arbres nouvellement plantés, sinon le taux de déperdition est important. Nous n'avons malheureusement aucune aide et, en construisant un drain agricole pour récupérer les eaux pluviales en hiver et les collecter dans une grande mare pour les garder à proximité de la forêt en été, je me suis retrouvé en procès avec ma mairie. Les citadins qui râlent haut et fort contre les agriculteurs, on les entend mais les arbres que plantent ces mêmes agriculteurs poussent en silence. Bonne chance en tout cas ! »
Malick :« Bien parti pour une pensée éco-responsable ! »
pat :« Dommage qu'il y n'ait pas plus d'exploitants agricoles qui fassent de l'agroforesterie ! »
Maïs fourrage et agroforesterie
jersiaise : « C'est sûr qu'il fallait laisser les haies bocagères. Si elles étaient là et entretenues par nos parents, il y a une bonne raison : elles coupent le vent, font de l'ombre aux animaux, retiennent le ruissellement, ce qui est bénéfique aux nappes phréatiques et abritent le gibier. »
Fink :« Ce qui ruinera demain les agris, c'est clairement le maïs et non les arbres ! Heureusement qu’on a des ingénieurs agro tels queClaude Bourguignon pour rester sur terre plutôt que des commerciaux de semences de maïs... »
Patrice Brachet :« Nos parcelles de maïs ensilage sont presque toutes entourées de haies. D'habitude, c'est là que les plantes sont les plus belles. Cette année, où nous avons une interdiction totale de pompage depuis la mi-juillet, le maïs est crevé sur 5 à 10 m selon l'importance de la haie. Et pour les méteils, le vent les couche encore plus quand les champs sont trop fermés. Après, c'est certain, il y a beaucoup de vie dans les haies. »
Les arbres pénalisent les cultures en cas de sécheresse
titian :« En effet, on peut quand même émettre quelques doutes en sols superficiels du fait de la concurrence estivale avec les racines des arbres sur le même horizon. Les prairies classiques explorent déjà moins le sol que le maïs, mais bon... Pour ce qui est des cultures d'hiver, comme par exemple le méteil, on observe peut-être des choses intéressantes : un sol moins asphyxié par l'action racinaire des arbres par exemple. »
steph72 : « On en reparlera quand les arbres auront grandi. Avec le manque d'eau, on le voit, le maïs au pied des arbres est tout petit. Ces derniers ont pompé l'eau de la culture. »
Patrice Brachet :« Je suis pour les haies mais cette année, je les déteste : sur des largeurs de 5 à 10 m autour, tout est crevé : prairies, sorgho, maïs... Donc attention dans les petites terres en période de sécheresse ! L'arbre fait de l'ombre aux cultures mais les assèche aussi... »
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