« Nous prévoyons un prix du lait 2024 proche de celui de 2023, conforté par une production laitière mondiale peu dynamique », a indiqué Fabien Choiseau, responsable de la collecte Lactalis France, fin juin, lors de l’assemblée générale de l’OP Normandie Centre (570 adhérents, 422 Ml). À partir des informations des directeurs de collecte des pays dans lesquels il est implanté, le groupe avance une progression de la collecte mondiale de + 0,6 % en 2024.
Une baisse qui ne sera pas individuelle
Il aura fallu deux rencontres aux protagonistes pour trouver un accord. « Le temps consacré à négocier le prix du lait, c’est autant en moins pour d’autres sujets », regrette Yohann Serreau, président de l’OPNC (Organisation des producteurs Normandie Centre). Il est aussi président de l’Unell. Les producteurs attendent en particulier des précisions sur la stratégie de réduction des volumes annoncée par Emmanuel Besnier en début d’année. « La baisse aura bien lieu mais la définition de son cadre demande du temps car, d’une part, nous suivons une approche territoriale, d’autre part, nous souhaitons continuer à conforter les exploitations qui veulent se développer », leur répond Fabien Choiseau. Peut-être la trêve estivale des négociations permettra-t-elle à l’industriel d’avancer plus vite. « Mais, une chose est sûre, reprend-il, la baisse des volumes est abordée de façon globale. Les références contractuelles individuelles sont maintenues. »Une bonne nouvelle pour les adhérents de l’OPNC encore demandeurs de lait. Près de 12 Ml de développement sont attribués à 56 d’entre eux sur quatre campagnes. Et, sur 2023-2024, ce sont 15,4 Ml redistribués via les différentes mesures de gestion de volumes, soit 3,6 % des livraisons de l’OPNC.
La démarche RSE (responsabilité sociale de l’entreprise) est l’autre sujet que souhaite travailler et négocier l’OPNC. « Les OP et Lactalis ne sont pas parmi les plus avancés de la filière laitière, reproche Yohann Serreau. Nous ne voulons pas avancer à marche forcée car Lactalis sera au pied du mur. » Le Lavallois s’est engagé sur une réduction de son empreinte carbone de 33 % en 2033 par rapport à 2021.
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