Selon l’article 595 du Code civil, l’usufruitier ne peut pas donner à bail un fonds rural sans le concours du nu-propriétaire. Ce texte est général et s’applique à tous les baux portant sur un fonds rural, qu’ils paraissent ou non soumis au statut du fermage. C’est ce que confirme la Cour de cassation dans un arrêt du 29 novembre 2018. L’usufruitière, après avoir été déboutée pour avoir conclu seule un bail rural à l’un de ses enfants nus-propriétaires avait, par la suite, signé sans leur autorisation une convention pluriannuelle de pâturage sur des parcelles au profit du même enfant. La cour d’appel a estimé que le concours du nu-propriétaire n’est exigé que pour le bail rural régi par le statut du fermage et le bail commercial, mais pas pour la convention d’occupation précaire. Une décision censurée par la cassation qui rappelle que l’article 595 s’applique à tous les baux de fonds ruraux sans exception.
Nécessaire concours des nus-propriétaires
Article réservé aux abonnés.
Au Gaec de la Thébaudière (35), deux robots VMS 310 DeLaval ont changé la donne
God Save the Beef : les races britanniques gagnent du terrain dans les prés français
« La seconde salle de traite nous aidera à résister à la baisse du prix du lait »
Manitou, Duro, Arland, Laforge… Reportages au cœur du machinisme à la française
Le gouvernement veut appliquer des mesures fiscales en faveur des agriculteurs
Viande bovine : + 8 % en rayon, contre + 34 % payés aux producteurs
Les systèmes robot de traite redeviennent plus compétitifs que les salles de traite
« Bloquer les abattages, c’est risquer la dermatose bovine dans toute la France »
Taxe carbone : l'UE fait finalement une exception pour les engrais
Une réforme du calcul des cotisations sociales agricoles à compter du 1er janvier 2026