« Le 1er janvier se met en place un quota de phosphates dans les élevages. Le mien s’élève à 9 053 kg. Il est calculé à partir du nombre d’animaux que je détenais au 2 juillet 2015. Le total est converti en kilos de phosphates et abaissé de 8,3 % pour définir ma référence. Le 2 juillet 2015, j’avais 183 vaches et 134 génisses. Je suis monté fin 2016 à 214 vaches et 116 génisses pour 1,8 Ml. Je descends en 2018 à 190 laitières et 80 élèves pour sans doute 1,55 Ml. Afin de ne pas trop amputer ma capacité de production, mes efforts portent plus sur les jeunes femelles que sur les vaches. J’ai eu le faux espoir cet été d’être exempté de quotas. Des éleveurs qui ont fait de gros investissements ces dernières années ont attaqué l’État en justice et ont gagné. Étant dans la même situation, j’ai pris un avocat pour des démarches auprès de l’administration. Elle m’a confirmé que je pouvais profiter de ce jugement. Malheureusement, l’État avait fait appel. Fin octobre, la Cour de justice lui a donné raison. Comme j’avais 14 UGB en trop, j’ai payé 6 800 € de pénalités pour septembre et octobre. Pour éviter une amende de nouveau en novembre et décembre, j’ai réformé 18 vaches et vendu 7 génisses. C’est plus que les 14 UGB, mais je tiens compte des génisses de renouvellement. On pourrait penser que je peux compenser en partie ces laitières en moins par plus de lait par vache. Seulement, cette augmentation s’accompagnera de celle des rejets de phosphates. On considère que 10 % de lait en plus reviennent à 5 % de rejets supplémentaires. La solution serait d’acheter des quotas phosphate mais à 8 000 € par vache, je préfère attendre. Ce niveau devrait descendre. »
« J’ai quatorze vaches en moins à cause de mon quota phosphate »
Article réservé aux abonnés.
Au Gaec de la Thébaudière (35), deux robots VMS 310 DeLaval ont changé la donne
God Save the Beef : les races britanniques gagnent du terrain dans les prés français
« La seconde salle de traite nous aidera à résister à la baisse du prix du lait »
Manitou, Duro, Arland, Laforge… Reportages au cœur du machinisme à la française
Le gouvernement veut appliquer des mesures fiscales en faveur des agriculteurs
Viande bovine : + 8 % en rayon, contre + 34 % payés aux producteurs
Les systèmes robot de traite redeviennent plus compétitifs que les salles de traite
« Bloquer les abattages, c’est risquer la dermatose bovine dans toute la France »
Taxe carbone : l'UE fait finalement une exception pour les engrais
Une réforme du calcul des cotisations sociales agricoles à compter du 1er janvier 2026