La valorisation de cultures dérobées est un levier intéressant pour sécuriser les systèmes fourragers soumis aux aléas climatiques. Lorsque les conditions à l’implantation sont correctes, ces cultures permettent d’atteindre des niveaux de production élevés en un temps réduit. C’est le cas notamment avec les crucifères dont certaines espèces présentent par ailleurs de très bonnes valeurs alimentaires.
Le stade de récolte aura un impact majeur sur la biomasse produite et sur la qualité du fourrage. Sur un cycle de deux mois et demi, la moutarde blanche est la plus productive. La valeur énergétique des crucifères est très variable selon les espèces : le colza fourrager présente une très bonne teneur en UFL, suivi du radis fourrager, alors que les valeurs énergétiques des autres crucifères sont assez moyennes.
Certaines crucifères (colza fourrager, radis fourrager), exploitées à un stade jeune, sont très rapidement dégradables dans le rumen : en quatre heures, plus de 75 % de la matière sèche est dégradée. Ils présentent donc un risque acidogène potentiel pour les ruminants, qu’il est nécessaire de prendre en compte dans le rationnement.
Les « bonnes » crucifères (colza et radis fourrager) rivalisent sur le plan de la valeur alimentaire avec les autres dérobées estivales, de type graminées et légumineuses. Sur le plan qualitatif, la complémentarité des différentes espèces renforce l’intérêt des associations au semis, déjà démontré sur le plan agronomique.
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