Samedi 22 octobre, à Pontarlier dans le Doubs, alors que se déroulait sous un beau soleil et dans une ambiance festive, le Super Comice (600 vaches et génisses montbéliardes réunies), jeunes agriculteurs et organisations professionnelles interpellaient le ministre de l’Agriculture, Marc Fesneau, sur l’insupportable pression mise sur les élevages par le loup.
La nuit même, deux génisses avaient péri dans une nouvelle attaque à 30 kilomètres de là, au-dessus de Mouthe, semant le désarroi chez la famille Scalabrino et portant à plus de vingt, le nombre d’attaques enregistrées dans le département depuis le début du mois d’août.
Quelques jours auparavant, le sabotage par des pro-loups d’une action engagée par la préfecture pour éloigner un loup avait fait monter la pression.
Les moyens de se défendre
À Pontarlier,
le ministre de l’Agri
culture a clairement choisi son camp. « Aujourd’hui, l’élevage et la biodiversité qu’il génère sont plus menacés que le loup, a affirmé Marc Fesneau. Il faut donner aux éleveurs les moyens de se défendre plus efficacement. D’ici au printemps 2023, en accord avec mon collègue de l’environnement, nous allons simplifier les protocoles des tirs d’effarouchement et de défense en envisageant des éléments de dérogation pour certains territoires. Compte tenu des caractéristiques des parcellaires de la région, les troupeaux du massif jurassien ne peuvent être protégés actuellement. »
Anne Bréhier
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