l’arrivée d’un nouveau duo président-vice président à la tête de la Fédération nationale des industries laitières (Fnil) marque un changement de stratégie de communication radical pour les transformateurs privés. Fini la période de mutisme. « Nous avons décidé de renouer avec une tradition, celle de vous faire partager nos ambitions pour la filière laitière », a expliqué Robert Brzusczak, directeur général de Savencia, nouveau président de la Fnil.
« Pour des relations rénovées avec les producteurs »
Pour faire passer le message, la fédération a commencé par rouvrir son assemblée générale à la presse, ignorée durant une très longue période. On y a ainsi entendu les ténors de l’industrie privée, groupes internationaux et PME-PMI, illustrer comment leurs entreprises s’inscrivaient dans les demandes sociétales du moment. Mais surtout, comment elles œuvraient pour que la France reste une « Terre de lait », slogan du plan filière en cours de construction à l’interprofession. « Le maintien du dynamisme laitier français passe notamment par la mise en œuvre de relations rénovées avec les producteurs, favorisant un équilibre économique, qui évite de parler en permanence de rapport de force », a souligné Robert Brzusczak. Avec un clin d’œil à ces OP (organisations de producteurs), désormais interlocutrices des laiteries pour parler prix du lait et volumes, et « qui doivent trouver toute leur place dans l’interprofession ». Car elles n’y siègent pas. En attendant, on aura compris, avec l’intervention de Triballat Rians, entreprise de taille intermédiaire, que certains privés pouvaient avoir un dialogue apaisé avec leurs OP. « Nous coconstruisons avec nos producteurs. Nous misons sur la confiance dans le temps avec eux. Nous jouons la transparence sur nos marchés avec des échanges d’information réguliers… », a relaté Hugues Triballat, DG de l’entreprise. Espérons pouvoir entendre, demain, le représentant de Lactalis à la Fnil tenir les mêmes propos. On n’en est pas encore là.
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