Installation, hausse de production, nouveau bâtiment… Retrouvez les portraits de quatre exploitants qui investissent dans l’élevage bovin.
Ces derniers mois, l’élevage a plus que jamais fait débat. Entre le rapport de la Cour des comptes qui exhortait la filière bovine à diminuer ses effectifs, et les manifestations agricoles, le tableau est loin d’être rose. Mais il n’est pas tout noir non plus, et les campagnes comptent encore des agriculteurs motivés par l’élevage. Preuve en est avec le témoignage de quatre éleveurs qui ont fait le pari d’investir dans le bovin.
Faire perdurer la polyculture élevage
En Normandie, Jean-François Bellet a fait le choix de la polyculture. Son équation est simple : pas de rendement sans matière organique. Pour accompagner le développement de son exploitation, l’agriculteur a décidé de construire un nouveau bâtiment d’élevage pour passer de 40 à 90 vaches allaitantes.
Le lait, un pari rentable
Dans la Somme, au Gaec Porquier, Quentin fait le pari du volume. Pour le jeune installé, miser sur la robotisation pour produire plus de lait est un choix plus rentable que de reprendre des hectares à prix fou. En quatre ans, l’exploitation est passée de 800 000 à 1 600 000 1 de lait en montant 125 vaches. L’objectif : atteindre les 140 vaches à la traite.
Concilier vie pro et vie perso
Dans le Rhône, au Gaec des 2 chapelles, Lionel, Morgan et Adrien se sont installés en lait sans se connaître. Pour eux, une exploitation agricole n’est ni plus ni moins qu’une entreprise comme les autres, qui peut permettre de concilier vie pro et vie perso si l’on s’en donne les moyens. Leur fonctionnement : 50 h de travail semaine, 10 semaines de congé par an, et une mise de départ de 65 000 € par associé.
Faire perdurer des exploitations
Hors cadre familial, Gwendal Sourdain a repris une exploitation laitière en Ille-et-Vilaine. Mais son installation ne fut pas sans embûche. Au cœur d’un imbroglio foncier, le projet a failli vaciller. « Des propriétaires ne voulaient pas me donner à bail certaines terres ». Sans ces 20 ha accessibles, le projet n’était plus viable. Mais le cédant avait à cœur de transmettre sa structure. Il a donc pris sur lui de racheter les terres en question pour permettre l’installation d’un jeune.

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