Dans son dernier bilan de l’année sur les prairies, Agreste met en avant le caractère exceptionnel de l’année 2024.
« La production des prairies permanentes se termine avec un excédent moyen de 31 % au niveau national par rapport à la période de référence 1989- 2018. La pousse a été favorisée par des sols fréquemment humides et des températures élevées mais sans excès durant l’été. » Depuis 35 ans, seule l’année 2007 a connu une production supérieure à celle de 2024.
L’humidité des sols a aussi son revers, l’accès aux prairies a pu être perturbé par endroits empêchant le pâturage ou le fauchage.
Les vaches profitent de l'herbe (en quantité exptionnelle pour la saison) et des bonnes conditions météo pour le moment et ça fait plaisir à leur éleveur 😃 #ceuxquifontlaviande #charolaise pic.twitter.com/G1qckldOqH
— Maël (@DanMael85) November 15, 2024
Cette année, quasiment toutes les régions se retrouvent en situation d’excédent, excepté les Pyrénées-Orientales. « L’excédent varie de 14 % en Normandie à plus de 40 % en Centre-Val de Loire, Pays de la Loire et Grand Est », indique l’organisme de statistiques.

« La pousse est excédentaire dans 92 % des régions fourragères (RF) regroupant 96 % des surfaces en prairies permanentes. L’excédent est supérieur à 20 % dans les trois-quarts des RF. Il dépasse 50 % dans environ 12 % des RF, majoritairement situées en Bourgogne et Rhône-Alpes. »

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