En 2017, Jacky Blandin, éleveur à Héric en Loire-Atlantique, a investi dans un robot de traite. Un confort de travail qu’il se félicite encore aujourd’hui d’avoir choisi. Pour autant, il ne veut pas renoncer au pâturage. « C’est le bien-être de l’animal, mais aussi de l’éleveur. Lors de la période du pâturage, j’apprécie de voir les animaux dehors » témoigne-t-il. Pour Denis Denion, consultant nutrition et robot chez Seenovia, c’est cette motivation de l’éleveur à combiner robot et pâturage qui garantit avant tout la réussite du système. « Certains éleveurs en robot peuvent être amenés à faire du pâturage, attiré par un complément de prix de la laiterie, mais s’ils ne sont pas motivés, après un ou deux ans, ils arrêtent » constate le conseiller.
Appréhender la charge de travail et l’impact économique
Sur son exploitation Jacky Blandin compte 55 vaches à la traite. Le robot n’est donc pas saturé, ce qui lui facilite l’organisation du pâturage. « J’ai un temps libre de 30 % au robot. Cela me laisse plus de latitude. S’il n’y a pas de vache au robot pendant une ou deux heure, ce n’est pas dramatique. Pour s’assurer la régularité des traites, il a choisi de rentrer l’ensemble des vaches en bâtiment deux fois par jour. « C’est sans doute une contrainte pour moi, mais comme je suis en système fil avant-fil arrière, c’est le moment que je choisis pour bouger mes fils et observer la pousse de l’herbe » détaille l’éleveur. Il évoque également l’importance de l’état des chemins et de la santé des pieds des animaux pour assurer la réussite du pâturage.
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