L'épizootie de grippe aviaire s'est étendue au cours des derniers jours en Vendée et Loire-Atlantique, a indiqué dimanche le ministère de l'Agriculture, annonçant un renforcement des mesures de protection.
74 foyers en élevages ont été à ce jour confirmés dans la région Pays de la Loire, essentiellement en Vendée, « avec un nombre important de nouvelles suspicions en cours d'investigation », selon un communiqué.
L'accélération de l'épizootie de grippe aviaire s'est observée « ces tous derniers jours », avec 58 foyers confirmés en Vendée au 4 mars, contre 9 le 24 février, et 11 foyers en élevage depuis le 28 février en Loire-Atlantique.
Le vendredi 4 mars, la France comptait 443 foyers d'influenza aviaire hautement pathogène en élevage, 35 cas en faune sauvage et 17 cas en basse-cour.
Le ministère a annoncé un renforcement des mesures avec la suspension des expéditions de poussins et d'oeufs à couver produits dans tous les couvoirs de la zone réglementée, le dépeuplement des élevages de volailles autour des sites stratégiques (couvoirs, élevages de reproducteurs) dans un périmètre de cinq kilomètres, et un élargissement de la zone de surveillance avec interdiction de mouvements et remises en place de volailles, sauf dérogation.
Les foyers recensés à ce jour se situent très majoritairement dans une zone « à la fois sensible et stratégique car hébergeant de nombreux élevages d'animaux reproducteurs et de nombreux couvoirs de toutes les filières avicoles », souligne le ministère. Près de 500.000 animaux y ont déjà été abattus et plus de quatre millions au total depuis le début de la crise.
Une équipe supplémentaire va être ajoutée aux cinq déjà en place pour « assurer les dépeuplements ».
L'agence sanitaire Anses doit rendre un avis dans les prochains jours sur les causes de cette diffusion rapide.
L'influenza aviaire possède un caractère saisonnier. Transportée par des oiseaux migrateurs venant d'Asie, elle commence généralement à se développer en octobre en Europe et se poursuit jusqu'en avril.
C'est le quatrième épisode de grippe aviaire qui touche la France depuis 2015. Le dernier, l'hiver passé, avait entraîné l'abattage de plus de 3,5 millions de volailles, essentiellement des canards.
Ces crises à répétition génèrent des coûts considérables pour les professionnels (arrêts de production, fermeture de marchés à l'exportation) et l'État (indemnisation des animaux abattus et pertes économiques induites). La consommation de viande, oeufs ou foie gras ne présente pas de risque pour les humains.
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