Il y aura du foie gras « pour tout le monde » lors des fêtes de fin d'année, a assuré la filière française jeudi, malgré l'épidémie de grippe aviaire qui a touché de nombreux canards et fait chuter la production de 22 % en 2021.
« Nous avons subi beaucoup de turbulences, avec l'effet Covid conjugué à la vague d'influenza aviaire qui a lourdement impacté notre filière. Mais l'ensemble de la profession a, une fois de plus, fait preuve de résilience et a su s'adapter », a résumé Eric Dumas, président de l'interprofession du foie gras Cifog lors d'un point-presse. « Il y aura du foie gras pour tout le monde » pour les fêtes, a-t-il relevé, alors que la France est le premier pays au monde pour la production et la consommation de ce produit incontournable des repas festifs traditionnels de Noël et du jour de l'An.
Entre novembre 2020 et mai 2021, la France a recensé près de 500 foyers d'influenza aviaire dans des élevages de volailles, principalement dans le Sud-Ouest. L'épidémie a été enrayée grâce à des abattages, souvent préventifs.
« Trois millions de canards ont été abattus. La production a redémarré en juin et il n'y a pas eu de résurgence. La production pour 2021 est estimée à environ 11 700 tonnes, soit une baisse de 22 % par rapport à 2020 » pour le foie gras et les autres produits issus du canard (magret, confit), a détaillé Marie-Pierre Pé, directrice du Comité interprofessionnel des palmipèdes à foie gras.
« Nous sommes au niveau de la production de 2017 mais la configuration est différente car, du fait de la fermeture des restaurants en raison du Covid, on a des stocks et l'offre est donc capable de couvrir la demande du marché », a-t-elle ajouté.
De janvier à mi-septembre 2021, les ventes de foie gras en grandes et moyennes surfaces ont augmenté de 3,6 % en volume. Mme Pé a précisé que la quasi-totalité du foie gras vendu en France était produit en France, avec « moins de 1 sur 10 d'origine européenne ».
Le Cifog fait également état de la reprise des exportations du produit, « une tendance à la hausse qui va se poursuivre » avec la réouverture de certains marchés, notamment en Asie, à la suite du retour du statut dit « indemne d'influenza aviaire » de la France depuis le 2 septembre. En juillet, le gouvernement a fixé un nouveau cadre aux éleveurs pour prévenir la prochaine crise de grippe aviaire, avec notamment l'interdiction de laisser en plein air les volailles en cas d'élévation du niveau du risque.
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