Pour réduire les prélèvements obligatoires quand les revenus augmentent, la déduction pour aléas (DPA) est d'autant plus efficace qu'elle permet de constituer des réserves mobilisables en cas de sinistre ou de chute de revenu.
Pour limiter les prélèvements, il existe traditionnellement quatre leviers sur lesquels il faut agir : les options sociales et fiscales, le revenu agricole, le statut des personnes et les opportunités sociétaires. C'est l'arsenal classique auquel il faut faire appel tous les ans. Mais aujourd'hui, plusieurs facteurs visibles et convergents incitent à un « pilotage » plus fin. Nous sommes en effet dans un contexte réglementaire défavorable. Le premier plan de rigueur de septembre et l'annonce de la loi de finances 2012 nous donnent déjà un aperçu de ce qui nous attend. Sans oublier le rapport sur les niches fiscales qui devrait déboucher sur un nouveau coup de rabot… Certaines mesures sont déjà effectives comme la taxation sur les plus-values immobilières et l'augmentation de la CSG. Mais si le contexte économique global est plus tendu et incite les pouvoirs publics à tendre la corde fiscale, pour les producteurs de lait, les revenus vont progresser par rapport aux clôtures comptables de 2010. Les prélèvements vont donc augmenter.
Cette situation conduit à conseiller fortement aux agriculteurs de remettre en cause dès maintenant leur stratégie fiscale, s'ils en ont une. S'ils n'en ont pas, c'est le moment d'en mettre une sur pieds !
La DPA dont l'accessibilité a été précisée, sera une solution intéressante pour jouer sur le revenu 2012. Mais elle nécessite d'avoir contracté une assurance récolte au cours de l'année 2011.
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