La période hivernale est propice à la coccidiose subclinique. Le risque est plus élevé si les veaux de différents âges sont élevés ensemble.
LES VEAUX ONT PASSÉ L'ÂGE CRITIQUE DU PREMIER MOIS mais ils ont le poil piqué, poussent mal. Avez-vous pensé à la coccidiose ? Si elle peut s'exprimer de façon aiguë avec des diarrhées parfois sanguinolentes ou noirâtres, elle sévit souvent sans symptômes évidents. On parle de coccidiose subclinique. Ses conséquences économiques sont lourdes. Ces génisses sont l'avenir du troupeau. Des traitements existent mais ils signent un échec de la prévention sanitaire.
Les points clés pour maîtriser la pathologie
De petits lots homogènes. Les veaux plus âgés sont source du parasite, même s'ils n'ont pas été malades. Ils contaminent l'environnement qui se charge progressivement de germes. C'est la raison pour laquelle les problèmes apparaissent souvent sur les veaux de fin de saison. En évitant le mélange de veaux d'âges différents, ils résistent mieux. La charge parasitaire reste raisonnable. Un équilibre peut s'établir. Bien sûr, les conditions d'ambiance du bâtiment peuvent amplifier un problème existant en maintenant une humidité favorable aux germes. Le point clé reste malgré tout la taille et l'homogénéité contamination du milieu. Son des lots. Si vos vêlages sont étalés sur toute l'année, il faut prévoir néanmoins une coupure pour vider entièrement, laver et désinfecter la nursery et redémarrer sur de nouvelles bases.
Une bonne alimentation.
La qualité de la ration influe fortement sur le risque de coccidiose. Les veaux aussi sont sujets à l'acidose. Attention donc aux rations trop énergétiques. La prévention médicale peut aider à passer le cap difficile. Cependant, une bonne prévention ne doit pas s'appuyer uniquement sur les traitements médicaux. L'objectif à terme est de s'en passer.
Prévention médicale. Différents traitements existent
Le décoquinate, ajouté à l'alimentation pendant quatre semaines, est coccidiostatique. Son intérêt : une forte réduction de la contamination du milieu. Son inconvénient : il ne favorise pas l'installation de l'immunité, d'où des risques de rechute dès l'arrêt de son utilisation si les facteurs de risque n'ont pas été maîtrisés. On observe parfois des dérives dans son emploi avec une utilisation prolongée sur plusieurs mois, qui n'est pas sans conséquences sur l'installation d'une bonne flore ruminale.
Les sulfamides à action également antibactérienne peuvent s'utiliser en cure d'une dizaine de jours.
Les traitements à base de triazinones en une seule ou deux prises à trois semaines d'intervalle : diclazuril (Vecoxan ND) ou toltrazuril (Baycox bovis ND). Plus chers, ils sont efficaces, même en milieu contaminé, et présentent l'intérêt de laisser l'immunité s'installer.
Le bon moment. Quand effectuer le traitement préventif ?
Si les problèmes apparaissent toujours autour du même âge, mettez en place le traitement une semaine avant la période à risques ou, ce qui revient au même, quinze jours après la contamination. Par exemple : les problèmes apparaissent toujours dans le même bâtiment. On traitera quinze jours après l'entrée des veaux dans ce bâtiment. S'ils sont malades à un mois, c'est que les veaux sont contaminés très jeunes. Il faudra les traiter dès l'âge de quinze jours. Mais revoyez aussi vos pratiques. Utilisez-vous des niches individuelles ? Sont elles désinfectées ? Les veaux reçoivent-ils correctement le colostrum ? Tous ces points sont importants.
Il faut constituer des petits lots de veaux et séparer les plus jeunes des plus âgés pour limiter la propagation du germe.
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