La surproduction de lait au niveau mondial a provoqué une chute du prix depuis presque deux années maintenant. Même si l’on commence à percevoir quelques signes d’amélioration, les trésoreries ont inéluctablement souffert de ce marasme économique. On le constate aujourd’hui, les marges de manœuvre sont souvent trop étroites pour faire face au contexte volatil dans lequel est plongée la filière. Il faut donc revoir les équilibres pour s’adapter à cette nouvelle donne et c’est l’occasion de refaire le point sur l’état de l’endettement de l’exploitation : sa nature (court ou long terme), sa durée (évolution des annuités sur les prochaines années) et son taux moyen.
Moduler et renégocier
Tous ces indicateurs permettront de poser un diagnostic et de choisir la formule la plus adaptée. Bien sûr, il existe des solutions pouvant être mises en œuvre rapidement, comme l’augmentation de l’ouverture de crédit, les prêts à court terme ou les dettes fournisseurs mais, souvent, cela ne permet pas de régler le fond du problème.
Mieux vaut alors opter, si l’organisme financier l’accepte, sur une restructuration de la dette en actionnant les clauses de modulabilité des emprunts en cours, ou en regroupant des prêts pour les étaler sur une durée plus longue… Et comme les taux d’intérêt sont faibles en ce moment, c’est également l’occasion d’une renégociation, rare en agriculture, mais qui constitue une attente forte de la profession.
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