Outre le stockage et le séchage des matières premières, il faut aussi imaginer les modalités de distribution. En effet, selon la céréale conservée, il faut prévoir le broyage ou l’aplatissage, qui nécessitent des équipements différents. Le maïs doit être broyé, alors que l’aplatissage est préconisé pour le blé afin de limiter le risque acidogène. Différents modèles existent sur le marché mais il faut surtout privilégier une capacité et un débit adaptés au volume quotidien. Diverses options peuvent simplifier cette tâche. Le séchage du maïs sur la ferme est compliqué à mettre en œuvre, le passage en séchoir coûte 25 €/t. Le maïs grain peut aussi être stocké humide en boudin. Il faut cependant avancer régulièrement afin d’éviter les pertes. La reprise manuelle, elle, peut être pénible.
Stocker dans de bonnes conditions impose un minimum de rigueur dès la récolte. L’objectif est de moissonner des céréales propres et sèches (humidité < 15 %). Un bon réglage de la moissonneuse évitera les grains cassés. Limiter les éléments verts minimise la réhumidification et les attaques d’insectes. Un traitement insecticide des céréales peut aussi être judicieux. Plusieurs modes de stockage existent (cellule, big bag, stockage à plat…). Dans tous les cas, il faut pouvoir conserver le grain au sec et faciliter la reprise. Afin de limiter les pertes en aliments protéiques, il est recommandé de ne pas les stocker plus de trois-quatre mois en cellule.
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