L’alimentation des ménages évolue, non plus en matière de budget, mais à travers les produits consommés. L’offre se diversifie avec une tendance marquée vers une segmentation des produits répondant aux attentes sociétales (bio, sans OGM…). Le consommateur a besoin d’être rassuré sur la provenance et sur les modalités de production des aliments. Une étude de l’agence bio, réalisée en 2018, montrait que 85 % des Français estimaient important de développer l’agriculture biologique. En parallèle, 26 % semblaient prêts à augmenter leur part d’aliments AB. Les crises conjoncturelles, les attentes sociétales, les scandales alimentaires déclenchent aussi, dans le milieu agricole, des réflexions sur la manière de travailler. Certains n’hésitent plus à remettre en question ce mode de production basé sur une réponse à une économie de subsistance héritée de l’après-guerre, en allant vers une production différenciée, telle l’AB.
Toutefois, avant de se poser la question du « comment » faire pour se convertir, il est important de s’interroger sur le « pourquoi ». Cette orientation doit être incluse dans une stratégie globale d’exploitation, d’autant plus qu’elle s’inscrit dans la durée. L’agriculture biologique est régie par un cahier des charges, mais ne se résume pas à un mode de production unique. Il existe une diversité des systèmes AB : 100 % autonome, bio intensif, système avec maïs ou système tout herbe… Quel que soit celui retenu, le maître mot doit être la cohérence, pour atteindre la performance.
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