D’ici dix ans, plus d’un éleveur laitier sur deux en activité aujourd’hui aura fait valoir ses droits à la retraite. Les cédants ayant construit leur système durant toute leur carrière souhaiteraient tirer un bénéfice économique et moral de leur transmission. Parallèlement, les candidats à l’installation ne sont pas aussi nombreux. Par conséquent, la loi du marché de l’offre et de la demande tournera en faveur des futurs installés.
Le montant des transactions a déjà tendance à diminuer : il n’est pas rare de voir des transactions validées sur la base de moins de 0,80 €/litre de lait pour une structure spécialisée de l’Ouest (plus d’1 €/litre il y a quelques années, pour des exploitations similaires). Dans ce contexte, il est préconisé de réfléchir à sa transmission cinq ans avant la date de départ visée. Ce délai permet de s’intéresser aux modalités fiscales et sociales, d’optimiser l’outil de travail à transmettre et d’installer le repreneur.
On a coutume de dire que l’image donnée de la ferme lors de la première visite est la plus importante. Il est donc indispensable de la rendre attractive et propre. Attention, les investissements doivent cependant être raisonnés afin de ne pas engager de nouvelles annuités bancaires à moins de cinq ans de la cessation d’activité. Enfin, les structures accompagnatrices de transmission soulignent l’importance d’avoir des éléments chiffrés de la performance technique et économique pour pouvoir projeter les installations et rassurer les repreneurs.
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