Beaucoup d'éleveurs se débarrassent de leurs vaches de réforme sans les finir. Pourtant, nombre d'entre elles possèdent encore un potentiel d'engraissement et la filière est demandeuse.
SUR LES QUATRE MILLIONS DE VACHES LAITIÈRES FRANÇAISES, un quart est abattu tous les ans. Or, un nombre important d'entre elles arrive à l'abattoir sans être taries ou encore avec une très mauvaise conformation. Les abatteurs se plaignent de ces mauvaises qualités de carcasses, ou des écoulements de lait sur la chaîne d'abattage qui poseraient des problèmes sanitaires. Du côté des éleveurs aussi, il existe un réel intérêt économique à garder et à engraisser ces animaux de réforme. Les études techniques montrent qu'il est possible d'engraisser les animaux destinés à la réforme de plusieurs façons. Les essais menés, que ce soit avec des rations à base de maïs ou bien au pâturage, conduisent à l'obtention de GMQ compris entre 1 000 et 1 300 g/j, avec des durées d'engraissement proches de cent jours. Si l'on veut obtenir une rentabilité correcte, il faut se situer dans cette fourchette. Attention cependant car tous les animaux ne sont peut-être pas « bons » à engraisser. Il en est ainsi des vaches trop âgées, qui auraient des difficultés à reconstituer de la masse musculaire après plusieurs années de bons et loyaux services, ou d'autres avec un état sanitaire problématique. Il serait sans doute trop onéreux de vouloir remettre ces animaux en état et il faut donc savoir faire du tri !
Bien sûr, il y a du temps supplémentaire à passer, avec des animaux gardés plus longtemps sur l'exploitation, mais la simulation suivante vous permet de poser le cadre de la réflexion au niveau de votre exploitation et de vous guider dans vos choix. Pour les animaux qui disposent d'un potentiel d'engraissement correct, le jeu en vaut la chandelle.
Votre email professionnel est utilisé par les sociétés du groupe NGPA pour vous adresser ses newsletters
et les communications de ses partenaires commerciaux. Vous pouvez vous opposer à cette communication pour nos partenaires en cliquant ici.
Consultez notre politique de confidentialité
pour en savoir plus sur la gestion de vos données et vos droits.
Notre service client est à votre disposition par mail : serviceclients@ngpa.fr.
Au Gaec de la Thébaudière (35), deux robots VMS 310 DeLaval ont changé la donne
God Save the Beef : les races britanniques gagnent du terrain dans les prés français
« La seconde salle de traite nous aidera à résister à la baisse du prix du lait »
Manitou, Duro, Arland, Laforge… Reportages au cœur du machinisme à la française
Le gouvernement veut appliquer des mesures fiscales en faveur des agriculteurs
Viande bovine : + 8 % en rayon, contre + 34 % payés aux producteurs
Les systèmes robot de traite redeviennent plus compétitifs que les salles de traite
« Bloquer les abattages, c’est risquer la dermatose bovine dans toute la France »
Taxe carbone : l'UE fait finalement une exception pour les engrais
Une réforme du calcul des cotisations sociales agricoles à compter du 1er janvier 2026