Lorsque l’exploitation souhaite réaliser un investissement se pose la question du mode de financement. Les agriculteurs ont plusieurs possibilités : l’autofinancement, l’emprunt bancaire classique ou le financement du constructeur de type crédit-bail. L’autofinancement est souvent plébiscité afin de préserver l’autonomie financière de l’exploitation. Cependant, dans le contexte actuel où les fluctuations des coûts d’intrants et des prix de vente sont parfois soudaines et rapides, il est nécessaire de maîtriser sa trésorerie et de garder une marge de sécurité en cas de coup dur.
Face à ces incertitudes, l’emprunt garde des atouts : il permet non seulement de préserver la trésorerie en lissant les remboursements sur plusieurs années, mais il est également déductible du revenu imposable et induit une sécurisation du patrimoine par la souscription d’une prime d’assurance décès-invalidité.
Une autre solution est le crédit-bail : il s’agit d’une location de bien avec une possibilité d’achat à la fin du contrat. Le crédit-bail est différent d’une location longue durée (qui ne propose pas une vente en fin de contrat) ou d’une location-vente (qui oblige à acheter le bien en fin de contrat). Il offre trois possibilités aux termes de l’engagement : restituer le matériel, renouveler le contrat (pour allonger la durée) ou devenir propriétaire du bien pour la valeur indiquée dans le contrat. C’est donc une liberté pour le chef d’entreprise qui peut s’adapter en fonction de la conjoncture et de sa situation.
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