« Après cinq ans de bataille politique, administrative et financière », Émilie Jeannin, éleveuse en Côte-d’Or, annonce le lancement opérationnel du projet dont elle est à l’origine : le premier abattoir mobile pour bovins en France, et la commercialisation via la filière Bœuf éthique des toutes premières viandes issues de ce système d’abattage.
Dans un communiqué, elle rappelle « qu’après avoir réuni les fonds pour financer le projet en décembre 2020, elle avait confié la construction de l’abattoir mobile, le 23 décembre dernier, à une entreprise du nord de l’Europe spécialisée dans la construction d’abattoirs fixes et mobiles. Les trois camions qui composent cet ensemble unique ont été livrés en Bourgogne le 18 août dernier. Les cinq opérateurs qui assurent le fonctionnement de l’abattoir mobile ont ainsi pu prendre en main cette installation innovante et procéder aux premiers tests d’abattage, qui se sont déroulés avec succès sous le contrôle de deux vétérinaires mandatés par l’État ».
Et de poursuivre : « Avec l’accord des autorités sanitaires, l’abattoir mobile a pu démarrer sa tournée sur les fermes des éleveurs partenaires du Bœuf éthique. La structure mobile est à ce jour en capacité d’assurer l’abattage de quatre bêtes par jour, et devrait adopter son rythme de croisière d’ici quelques semaines ».
Premières viandes disponibles à la vente
« Les premières viandes sont disponibles à la vente au grand public sur le site de vente en ligne www.leboeufethique.fr. Elles sont également distribuées à travers un réseau sélectif de professionnels : artisans bouchers et restaurateurs », annonce le communiqué.
Cet abattoir mobile est la copie conforme d’un équipement qui fonctionne déjà depuis quelques années en Suède. Il s’agit d’un ensemble de trois camions, qui se déplace chaque jour sur une ferme différente et assure l’abattage sur place des animaux, leur évitant ainsi des transports longs et pénibles. Ce système dispose de toute l’infrastructure nécessaire à l’abattage des animaux et au conditionnement des carcasses dans des conditions optimales, en conformité avec les normes d’hygiène et de sécurité alimentaire prévues par la réglementation européenne. Les carcasses sont ensuite envoyées dans un atelier de découpe et de préparation des commandes.
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