La dispersion des résultats économiques entre les élevages laitiers est une constante qui alerte sur les marges de progrès. C’est pourquoi XPertia compare chaque année l’efficacité économique des éleveurs de son réseau. Le calcul porte d’abord sur l’EBE moyen ramené à 1 000 l de lait. Il s’établit à 91 € pour la campagne 2018-2019.
Des groupes sont ensuite constitués pour identifier ceux qui sont à plus de 130 % de l’EBE moyen (EBE ++) et ceux qui sont à moins de 70 % de cette valeur (EBE --). Cette année, l’écart entre eux atteint le niveau record de 110 €/1 000 l. Il était d’environ 75 €/1 000 l depuis 2016. On observe donc un réel dérapage.
52 € s’expliquent par la technique
On s’aperçoit que les meilleurs ont progressé sur tous les postes quand les moins bons voyaient une dégradation de l’ensemble des performances. La moyenne est stable. Sur ces 110 €, 52 € s’expliquent par la technique. Le coût des fourrages s’établit à 27 €/1 000 l chez les uns contre 41 € chez les autres. L’écart est moindre sur les concentrés (48 € contre 59 €). Le coût de renouvellement passe du simple au double (15 € contre 33 €). Les charges de structure représentent 43 € de l’écart. Cela résulte d’abord du coût de la mécanisation (30 € contre 46 €). Les frais de personnel s’élèvent à 15 € chez les EBE -- contre 5 € chez les EBE ++.
L’écart sur les produits est nettement plus faible (15 €/1 000 l). Les éleveurs du groupe EBE ++ ont moins de comptages cellulaires élevés (6,3 % contre 8,7 %), moins de pénalités en raison de la qualité du lait (- 2,30 €/1 000 l contre - 5,40 €), et un meilleur taux de réalisation de la référence laitière (96 % contre 90 %).
Cette analyse montre une fois de plus que l’attention à tous les postes est payante. L’accroissement des écarts révèle aussi que quand le prix du lait monte, la vigilance baisse chez certains. Le dernier record, 105 €/1 000 l, remonte à 2015. Une tendance un peu inquiétante.
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