Notre gouvernement a tardé pour agir sur les pollutions diffuses liées à l’azote ou au phosphore. Aujourd’hui, il impose de passer de cinq à sept mois de capacité de stockage de lisier. On pourrait agrandir la fosse. Sauf qu’en 2027, une nouvelle loi sur la qualité de l’air interdira les fosses non couvertes comme la nôtre. On ne sait pas si le gouvernement nous aidera à nous adapter. En attendant, nous entamons le premier essai en ferme d’un nouveau système de traitement du lisier, avec l’entreprise norvégienne N2. Il s’agit, grâce à une torche à plasma, de scinder l’azote de l’air et d’incorporer les ions dans le lisier. On obtient un composé stable, enrichi en azote, et on réduit la teneur en ammoniac dans l’air. On peut l’épandre sur les sols. Si ce traitement est approuvé, on aura une solution face au durcissement des réglementations mais aussi à la flambée du prix des engrais azotés.
« On teste un nouveau système de traitement de lisier »
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