Avec un petit groupe de six éleveurs, Daniel Blachon, a choisi une complémentation 100 % matières premières pour mieux maîtriser les coûts, avec des rations de base deux tiers herbe + un tiers maïs : tourteau de soja, maïs grain et pulpe déshydratée. Ensemble, ils achètent en anticipation par semis de 29 tonnes via un négociant (SARL Avena). Ainsi, dès le mois de mars 2020, le groupe avait couvert ses besoins en soja jusqu’en août 2021 au prix de 349 €/t, avant de compléter ses achats pour les mois de septembre et octobre 2021 à 344 €/t. « Dès que le soja se situe entre 340 et 350 €, nous n’hésitons pas à passer commande pour un à un an et demi. Cette pratique a permis d’attendre lorsque les cours sont montés au-delà de 500 €. Nous regrettons aujourd’hui de ne pas avoir fait le choix de nous couvrir pour deux ans. » Difficile néanmoins de se projeter à si long terme, sans visibilité sur le prix du lait. La hausse durable du prix du soja a donc contraint les éleveurs à adopter une stratégie d’achats de court terme, tout en restant vigilants à l’évolution des cours. Ainsi, au printemps, ils ont dû compléter leurs achats pour boucler l’année à 430 € (novembre-décembre), puis 412 € pour les livraisons de février, mars, avril. Début septembre, ils ont su profiter d’une petite baisse pour acheter à 396 € pour les mois de mai-juin. « Sur ma ferme, cela représente cet hiver une hausse de charges de 400 €/mois uniquement pour le soja. Or, tout augmente, de l‘engrais azoté au fuel. La légère hausse du prix du lait ne permettra pas de compenser. » Très concrètement, la pulpe a été achetée en avril 220 €/t pour toute la campagne (196 € en 2020) et un espoir subsiste pour le maïs qui sera acheté au moment de la récolte.
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