De plus en plus d'éleveurs laitiers se tournent vers le croisement de races pour combiner les forces de différentes races pures, compenser leurs faiblesses et bénéficier de l'effet hétérosis (sans parler de la diminution de la consanguinité). Mais qu'en est-il de l'évaluation génétique ?
Aujourd'hui, les éleveurs se réfèrent aux informations des taureaux de race pure et aux performances brutes de leurs femelles croisées pour gérer leur sélection et leurs accouplements, mais aucune évaluation génomique n'était possible jusque là.
Le projet français Evagenoc (coordonné par Allice en partenariat avec l'Inrae et l'Idele) a pour but de développer un outil de calcul de valeurs génomiques pour les femelles laitières croisées. L'objectif : aider les éleveurs à mieux sélectionner leurs femelles de renouvellement.
Holstein x Montbéliarde x Rouge Danoise
Des premiers résultats ont été publiés concernant le croisement rotatif, notamment en trois voies Holstein x Montbéliarde x Rouge Danoise. Une première étude encourageante « qui sera complétée par des analyses sur d'autres types de croisement et d'autres caractères », affirment les chercheurs.
Concrètement, comment ont-ils procédé ?
Par une méthode prenant en compte l'origine raciale des allèles, les généticiens sont parvenus à sortir des évaluations génomiques fiables pour les animaux croisés, notamment sur les critères de production (lait, TB, TP, MG et MP).
Ils expliquaient à l'occasion des journées 3R : « Les évaluations génomiques réalisées sur ce jeu de données réelles ont montré une précision de prédiction honorable de l'ordre de 0,30 pour les caractères à héritabilité de 0,30 et de l'ordre de 0,60 pour les caractères à héritabilité de 0,50. »
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