Adhérent de la première heure de l’association Note Globale, le syndicat a claqué la porte pour divergence de fond.
En profond désaccord avec un système de notation des denrées alimentaires, la FNPL annonce sa décision de quitter l’association La note Globale (ex-Ferme France). Cette structure, crée en 2018 à l’initiative de Fleury-Michon, Sodebo, Terrena, Advitam et Auchan, rassemble aujourd’hui plus de 50 adhérents distributeurs, coopératives, transformateurs privés, artisans, financeurs, consommateurs et producteurs dont la FNPL, la FNP ou encore l’AGPB. Dans une logique de consommation plus responsable, son objectif est d’aider le consommateur dans son acte d’achat, à travers l’élaboration d’un système de notation des aliments sur 6 thématiques : le bien-être animal, l’environnement, la nutrition et la santé humaine, l’origine et la contribution à l’économie française, la traçabilité et la responsabilité sociale des entreprises. Dans cette approche, chaque produit se voit attribuer une note globale sur 100, ainsi qu’une note pour chacune des 6 thématiques, affichées sur l’emballage.
Le risque d’un surcoût non rémunéré pour les éleveurs
Les premiers produits notés sont de quatre catégories (farine, jambon, poulet et pain). Adhérente de la première heure, la FNPL a participé à la réflexion portant sur l’application de ce dispositif aux produits laitiers. Or, des divergences inconciliables l’amènent aujourd’hui à se retirer de la démarche. Un point d’achoppement majeur concerne notamment les indicateurs retenus pour la notation du bien-être animal : « Si La Note Globale semble accepter de prendre en compte le référentiel commun défini par l’interprofession laitière, chaque entreprise souhaite y ajouter des éléments pouvant être considérés comme purement marketing, ou relevant de la segmentation avec un surcoût pour les éleveurs à l’exemple du pâturage », souligne Vincent Brack, directeur de la FNPL.
De plus, ce système de notation du producteur au consommateur, soulève la question de la collecte, avec du lait mélangé dans les citernes. « À qui distribue-t-on les bons points sans tromper le consommateur ? »
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