« L’indice Ipampa lait de vache est à + 8,1 % sur un an quand le prix du lait n’a progressé que de 1,5 % », s’insurge la FNPL dans un communiqué du 1er septembre. Les prix des matières premières et des charges ne cessent en effet de grimper, du coût de l’aliment en passant par le prix de l’énergie et des services, et si la loi Egalim de 2018 aurait dû assurer la prise en compte de l’augmentation des coûts de production, « les opérateurs économiques (transformateurs et distributeurs) freinent des quatre fers et ont même récupéré les euros accordés aux éleveurs » depuis l’année dernière, dénonce le syndicat.
Cette situation entraîne, selon la FNPL, une dégradation de la trésorerie qui contribue à un « épuisement, un ras-le-bol » du côté des producteurs laitiers. « Plusieurs déclenchements de l’aide à la prévention des suicides la semaine dernière pour le seul département de la Dordogne témoignent de la situation », alerte d’ailleurs le syndicat.
En conséquence, « la FNPL appelle maintenant les pouvoirs publics à exiger de tous les opérateurs de l’aval laitier un droit de suite sur l’application de la loi EgAlim », car si une amélioration de la loi est prévue via la proposition de loi du député Grégory Besson-Moreau (LREM), dite « Egalim 2 », les producteurs laitiers ne pourront pas attendre. « La colère gronde dans les campagnes, il y a urgence à agir ! Le drame de la désertification économique et la fin de l’entretien de nos campagnes ne sont pas encore inéluctables », conclut le syndicat.
Au Gaec de la Thébaudière (35), deux robots VMS 310 DeLaval ont changé la donne
Manitou, Duro, Arland, Laforge… Reportages au cœur du machinisme à la française
Le gouvernement veut appliquer des mesures fiscales en faveur des agriculteurs
God Save the Beef : les races britanniques gagnent du terrain dans les prés français
« La seconde salle de traite nous aidera à résister à la baisse du prix du lait »
Viande bovine : + 8 % en rayon, contre + 34 % payés aux producteurs
Les systèmes robot de traite redeviennent plus compétitifs que les salles de traite
« Bloquer les abattages, c’est risquer la dermatose bovine dans toute la France »
Taxe carbone : l'UE fait finalement une exception pour les engrais
Une réforme du calcul des cotisations sociales agricoles à compter du 1er janvier 2026