« Nous ne disposons pas à ce jour de solution miracle pour la gestion de ces stocks mais nous sommes force de proposition », a déclaré le ministre dans un discours devant l'assemblée générale de la Fédération Nationale des Producteurs de Lait (FNPL). « Je connais les difficultés auxquelles les éleveurs laitiers ont dû faire face pendant ces deux années de crise et je ne veux pas qu'une nouvelle crise se déclenche à cause d'une mauvaise gestion des stocks », a-t-il observé en soulignant que la gestion de ces stocks était « une question majeure qui me mobilise ».
Avec 24 milliards de litres par an environ, la France est le deuxième producteur de lait de l'Union Européenne derrière l'Allemagne (environ 30 milliards). Le ministre répondait au président de la FNPL Thierry Roquefeuil qui a jugé que la France devait être « à l'offensive » sur ce sujet. « Soyez convaincu de ma détermination à mobiliser nos partenaires européens pour qu'une solution puisse être trouvée à cette problématique » et « je compte sur vous pour mobiliser, de votre côté, vos homologues », a-t-il répondu.
Selon le ministre, la Commission européenne « doit examiner sans tarder » les propositions qu'il avait lui même portées fin janvier en Conseil des ministres de l'agriculture. Selon le dernier relevé de l'Observatoire européen du lait du 18 janvier, l'UE stocke ainsi quelque 378 578 tonnes de lait écrémé en poudre, accumulé depuis juillet 2015 pour tenter de soutenir le prix du lait qui était alors en chute libre. « Ce qui fait un peu plus de 700 000 tonnes de lait, soit 700 millions de litres de lait » selon une récente estimation de la FNPL qui a proposé que ce lait soit redirigé vers l'aide alimentaire aux démunis ou vers l'alimentation animale, en particulier porcine.
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