« La Fnpl demande au ministre de l’Agriculture, Stéphane Le Foll et au ministre de l’Economie, Emmanuel Macron de veiller au respect des lois votées sous leur gouvernement, expliquent les éleveurs laitiers de la Fnsea dans un communiqué. Si la mise en place de ces dispositions législatives ne répond pas à l’ampleur des problèmes de trésorerie des producteurs de lait, la Fnpl demandera des comptes aux entreprises et à la grande distribution. »
La Fnpl s'inquiète de la dégradation des trésoreries des exploitations laitières, qui subissent un inquiétant effet ciseau : le prix du lait baisse alors que les charges continuent d'augmenter. Pour le syndicat, la loi Hamon et la loi d'avenir agricole, qui prévoient la prise en compte des éventuelles hausse de charges pour justifier des renégociations de prix à la hausse « doivent s’appliquer d’urgence ».
La guerre des prix, le noeud des difficultés
« Ce principe de renégociation imposé par la loi est positif à la condition qu’il se mette réellement en place pour tous les producteurs de lait. Face au constat d’une dégradation généralisée de la trésorerie des éleveurs laitiers, la Fnpl demande aux acteurs responsables de cette négociation de se mettre rapidement autour de la table. Tout l’enjeu est de pallier un ciseau -prix et charges- devenu insoutenable pour les éleveurs de lait. La Fnpl appelle, une nouvelle fois, à la mise en place d’une réelle transparence dans les relations commerciales entre les fournisseurs et leurs clients, condition de leur réussite sur le long terme », poursuit le syndicat.
La guerre des prix que se livrent les distributeurs entre eux et la pression qui en découle sur leurs fournisseurs laitiers constitue toujours le nœud des difficultés du secteur, comme elle l'est dans la filière bovine. Vendredi 29 mai, quatre représentants de Coop de France étaient reçus par François Hollande à l'Elysée. Dominique Chargé, le président de la Fncl, a abordé avec Philippe Mangin, le président de Coop de France, la question des relations commerciales et de cette guerre des prix toujours autant pénalisantes pour les producteurs.
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