Les perspectives agricoles mondiales de la FAO (Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture) et de l’OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques) pour les dix ans à venir, publiées en juillet, sont sans appel (rapport OCDE en ligne) : l’Union européenne (UE) ne fera pas partie des zones de hausse de production laitière. « La production de l’UE devrait connaître un léger recul face à la stagnation de la demande intérieure, en raison d’une faible croissance démographique, d’une baisse de la consommation de produits laitiers frais par habitant, de politiques axées sur la transition vers une production durable, ainsi que du développement de la production biologique et des systèmes de production fondés sur le pâturage. »
Ce phénomène sera accompagné d’une « baisse du cheptel » et d’un « ralentissement de la croissance des rendements ». Le développement du bio est prévu, mais les organismes alertent sur « la nécessité de fixer des prix de vente considérablement plus élevés » au vu des coûts de production plus importants. La croissance de la production et du cheptel se fera plutôt en Asie du Sud (Inde et Pakistan) et en Afrique pour la consommation locale de lait et produits laitiers frais, liée à une hausse des revenus et de la population. « Seulement 7 % environ de la production mondiale de lait », estimée en hausse de 11 % (14,2 Mt en 2032), « fera l’objet d’échanges internationaux », note le rapport. Mais l’UE, les États-Unis et la Nouvelle-Zélande « resteront les principaux exportateurs de produits laitiers transformés et représenteront environ 65 % des exportations de fromage, 70 % des exportations de lait entier en poudre, 70 % des exportations de beurre et 79 % des exportations de lait écrémé en poudre en 2032 ». Il invite également à rester attentif à « la conclusion de nouveaux accords commerciaux ou à la modification des accords en vigueur » qui pourrait « modifier le régime des échanges mondiaux ». De plus, il constate partout « une montée en puissance des poudres de lactosérum […] utilisées pour la fabrication de produits nutritionnels ».
« Je suis passé de 180 à 140 vaches laitières pour faire face au changement climatique »
La production de viande bovine va diminuer en 2026… mais moins vite
À qui revient l’entretien des haies sur les parcelles louées ?
Chez Étienne, l’atelier d’engraissement de génisses tourne au quart de sa capacité
Prix du lait 2025 : une hausse record à 502 €
Quand déclencher le premier apport d’azote sur prairie ?
Quelles sont les nouveautés fiscales et sociales pour l’agriculture en 2026 ?
Crise agricole : Sébastien Lecornu annonce une loi d’urgence
Engrais, élevage, légumineuses, les enjeux d’une indépendance azotée pour l’agriculture européenne
Vote du traité UE-Mercosur : « pas la fin de l'histoire », dit Genevard