Le 15 avril, Eliance (fédération d’entreprises de conseil et service en élevage) a annoncé être l’actionnaire français d’un projet d’évaluation bovine européen EBE. L’objectif : mettre en place une société européenne à l’origine « d’index génétiques de caractères élémentaires pour les ruminants », précise l’entreprise dans un communiqué de presse. Un premier index en race Prim’Holstein devrait sortir en 2027.
Mais le projet fait débat. Associé à Eliance dans le projet GenEval, un outil d’indexation français mutualisé, Races de France regrette de ne pas pouvoir prendre part au dispositif. Seul un actionnaire est toléré par pays. « Races de France a proposé que GenEval soit le représentant porteur de l’actionnariat français à l’EBE tout en restant l’interlocuteur et le délégataire de l’ensemble des OS », détaille la fédération dans un communiqué.
Races de France craint que le projet porté par Eliance, et un consortium d’entreprises d’insémination européennes prenne une « tournure dangereuse pour le devenir de notre dispositif génétique mutualisé ». En bref, les OS redoutent une forme de privatisation de certaines indexations génétique par les entreprises d’insémination.
« Le projet EBE s’inscrit dans une réflexion globale autour et en complément de nos outils actuels participant au processus français d’évaluation génétique, comme GenEval » tente de rassurer Eliance. De plus, l’EBE devrait avant tout se focaliser sur la fourniture d’index élémentaires, laissant à chaque pays le calcul des index complexes.
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