Manquer de fourrages est l’un de mes pires stress,
bien plus qu’une trésorerie tendue, et il est entretenu tous les jours en passant devant les silos. Il faut gérer des transitions alimentaires brutales. Cela ne m’empêche pas de dormir mais je suis tendu. Ce n’est pas le cas cette année. C’est un vrai soulagement ! J’ai fauché l’herbe en qualité et en quantité. Je suis surpris de la valeur alimentaire du seigle enrubanné que je distribue actuellement aux vaches pour économiser le maïs. Elles adorent : elles se jettent dessus ! Quant au maïs, je ne devrais pas demander à mon voisin cette année de l’irriguer, soit une économie de 5 000 €. Les silos et hangar de stockage vont être pleins. Le moral est donc au beau fixe. Le climat de cette année ne me fait pas oublier les sécheresses précédentes. À moi d’organiser mon système fourrager pour au moins six mois de stock d’avance, pourquoi pas même neuf. Le manque de fourrages a pesé sur les résultats l’an passé. Le prix d’équilibre Ecolait moyen du sud de l’Eure et du Centre est de 388 €/1000 l. Si l’on nous paie plus le lait, on a la capacité financière d’acheter des fourrages. »
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