LES AGRICULTEURS NE SONT PLUS MAJORITAIRES dans les communes rurales. Ils doivent partager l'espace avec des personnes qui parfois méconnaissent l'agriculture ou projettent localement des images véhiculées par les grands médias (« Maïs à outrance », Gaucho…) Soumis à une demande sociétale forte émanant de leur voisinage, d'associations environnementales, de collectivités, de groupes politiques ou de l'administration, beaucoup d'éleveurs ont l'impression de devoir justifier en permanence leurs pratiques. Au-delà des conflits d'usage et de voisinage qui se font jour dans les espaces périurbains (bruits, odeurs…), les tensions se cristallisent autour des ressources à partager (sol, eau, air, biodiversité, paysages…) et de l'environnement. Une notion autour de laquelle s'affrontent des visions différentes de la fonction de l'espace rural : productive pour les agriculteurs, récréative et apaisante pour les néoruraux. Alors que la cohabitation est parfois conflictuelle, diverses expériences rapportées de Bretagne, Pays de la Loire et Savoie montrent qu'il est possible de construire ensemble un cadre de vie commun. Le succès des initiatives en cours dans de nombreuses régions (« Élus à la ferme », « Fermes ouvertes »…), et la qualité des relations tissées entre agriculteurs et consommateurs dans le cadre des circuits courts confirment ce sentiment.
ANNE BRÉHIER, CLAIRE HUE ET ISABELLE LEJAS
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